Articles de cette pagede la ville d'Oujda à la ville de Taourirt.De la ville de Taourirt à la ville Taza De la ville de Taza à la ville Fes 120 Km. De la ville de Taza à la ville Fes 120 Km. de la ville d'Oujda à la ville de Taourirt.Ajouté le 3/7/2011
L'itinéraire de retour en vert de la ville d' Oujda à la ville de Kénitra en passant par Taourirt, Taza, Fès et Sidi Kacem sur une distance de 530 Km. La veille dans la chambre de l’hôtel à Oujda, j’avais décidé de faire le retour à la maison sur ma petite reine au lieu de prendre l’autocar comme a été programmé avant mon départ de Kénitra. J’ai pris cette décision pour trois raisons: la première raison, c’était à cause de l’encouragement des deux messieurs que j’avais rencontrés; le premier, c’était le garçon de l’hôtel à Ketama et le seconde, c’était le monsieur sur une bicyclette, que j’ai rencontré à l’entrée de la ville d’Oujda. La deuxième raison ça a été un défi de plus pour moi à relever et la troisième raison, c’était, pour que ce voyage soit complet, qu’il fallait que je fasse le retour à vélo, comme ça je n’aurais pas de regret comme m’ont dit les deux anges de la route (voir l’étape de Ketama et l’étape d’Oujda). L’itinéraire de retour (voir les flèches vertes sur la carte en dessus) a été très facile et très court aussi, seulement 530 Km, mais sur le plan de paysage, il a été monotone, ce n’est pas le cas comme l’itinéraire de l’aller (voir les flèches rouges sur la carte en dessus) qui a été très long (1000 Km) et très dur aussi, surtout dans les étapes montagneuses du Rif et sur le plan de paysage, il a été extraordinaire du début jusqu’à la fin et comme je l’avais dit avant, cet itinéraire de l’aller est parmi les itinéraires les plus beaux du royaume du Maroc. Heureusement, cet itinéraire n’est pas le seul au Maroc, car il y en a d’autres plus fantastiques aussi dans les autres régions du Royaume, malheureusement la majorité des voyageurs qui visitaient ce pays à vélo ou bien par un autre moyen de transport, ils prenaient la route côtière de l’atlantique et la plupart d’entre eux disaient « j’ai traversé le Maroc ou bien j’ai visité le Maroc». En réalité, c’est faux, le royaume Maroc ce n’est pas la côte atlantique. Le royaume du Maroc, c’est plus de 710.000 Km²; de la côte méditerranéenne au nord jusqu’à la frontière avec la Mauritanie au sud et de la côte atlantique à l’ouest jusqu’à la frontière avec l’Algérie à l’est et au sud-est. Toute cette immensité a donné un centre riche avec des villes historiques; Fez, Marrakech et Meknès et un sud millénaire avec de vieilles Kasbahs et des gravures rupestres qui sont témoignes de l’ère préhistorique, sans oublier aussi les chaînes montagneuses du Rif et de l’Atlas et leurs centaines de rivières, de sources, de cascades, de vallées et de sommets couvertes de neiges pendant une grande période de l’année et en fin le Sahara, ça c’est la cerise sur le gâteau, qui occupe une très grande partie du sud du Maroc et qui laisse le visiteur bouche bée par son immensité, son calme, ses dunes, ses oasis, ses hommes bleus, ses animaux invisibles… et ses mirages aussi. La côte atlantique est un peu « moderne » et cela aussi c’est un argument de plus pour éviter ce parcours, avec de grandes villes d’aspect européen; Tanger, Casablanca, Agadir… et des routes pleines de véhicules, sans oublier les embouteillages à l’entrée de la plupart des agglomérations de cette côte, ce qui est dangereux pour un cycliste. Par contre, le centre et surtout l’est et le sud-est sont des régions « traditionnelles », 100 0/0 marocaines sur tous les plans, culturel, artistique, culinaire, vestimentaire… Vraiment, ces régions ont conservé leur marocanité et le bonus pour un cycliste dans ces régions-là; ce sont les routes, elles sont presque vides, c’est extraordinaire pour faire le vélo en toute tranquillité et liberté aussi, car elles sont des régions « sécurisées » pas par les agents de sécurité, mais par le respect et l’hospitalité de ses habitants envers n’importe quel « étranger » quoi qu'elle soit sa race ou bien sa religion. Je ne fais pas de la publicité pour mon pays et je ne travaille pas pour le ministère du tourisme non plus, mais je dis ça seulement pour partager avec les gens qui aiment les voyages, des lieux superbes à voir, des moments pleins de plaisirs et de découvertes. Découverte de nouveaux paysages et des nouvelles cultures, car le royaume du Maroc est un pays multiculturel et multilinguistique et pour les amateurs des voyages à vélo, je leurs dis: le royaume du Maroc est parmi les rares pays de monde où dans un itinéraire de pas plus de 500 km, un voyageur à vélo peut faire de la côte, de la montagne et du désert aussi. Est-ce qu’on peut trouver cette variété de paysages dans d'autres pays ? Première étape de cette deuxième partie de mon voyage dans le Nord du Maroc de la ville d'Oujda à la ville de Taourirt en passant par la petite ville d'El Aioun sur une distance de 108 Km. J’ai quitté la ville d’Oujda vers 7h direction la ville de Taourirt qui se trouvait à 108 Km de la capitale orientale. La route entre ces deux villes était très bonne dans une région aussi dépourvue d’accident géographique notable que de véritable source d’intérêt; çà et là une kasbah ou bien un grand village; presque partout une maigre steppe que broutaient par endroits, des moutons et des des dromadaires; voilà en définitive un itinéraire dont le principal intérêt est celui d’une liaison rapide entre le Maroc oriental et le Maroc occidental. Pas la moindre difficulté sur ce parcours rectiligne à part la chaleur, une chaleur de mois d'août étouffante.
A El-Aïoun, une petite ville qui se trouvait à mi-chemin entre Oujda et Taourirt, j’ai fait une longue pause dans un café où j’ai pris un gâteau et un verre de lait avec du sirop. Après une demi-heure de repos, j’ai pris la route après avoir acheté de l’eau, deux morceaux de chocolat et des biscuits, car l’El-Aïoun a été la dernière escale pour s’approvisionner avant l’arrivée à la ville de Taourirt. Le paysage entre El-Aïoun et Taourirt était le même qu’entre Oujda et l’El-Aïoun; un paysage désertique, plat et monotone, rien à voir sur cette route à part un soleil de plomb qui se trouvait au-dessus de ma tête dans un ciel clair, pas un seul nuage pour me cacher et m’épargner un peu de ses rayons brûlants. Vers 13h je suis rentré à Taourirt un peu fatigué, pas à cause de la route, car comme je l’ai dit avant, elle était plate, mais à cause de la chaleur. Vraiment, il ne faut pas venir ici en été, ça, je le conseille pour tous les amateurs de voyage à vélo. Après une visite rapide dans la ville, je suis allé dans un hôtel, il y en avait deux dans toute la ville, alors j’ai choisi celui qui se trouvait sur le plus grand boulevard près du rond-point (voir photo au-dessous), car je l’ai vu très grand et de l’extérieur il était « propre ». Malheureusement, j’ai fait le mauvais choix, car à l’intérieur je me suis trouvé dans un vrai taudis avec des chambres trop sales, des lits et des couvertures d’un autre temps et pour les toilettes je ne parle pas, car pour y rentrer il faut avoir un masque à gaz et je ne pouvais pas faire une marche arrière, car j’ai déjà payé les 30 Dh et en plus je n’avais pas pu prendre le risque et aller voir l’autre hôtel. « Mieux vaut une perte que deux » NB: l’après-midi dans un café, le garçon m’a dit que l’autre hôtel était très propre. Cette mésaventure a été très utile pour moi durant les autres voyages et chaque fois que je rentrais dans un hôtel je demandais au responsable de voir la chambre avant de payer. Mais malheureusement dans les villes où il n’y avait qu’un seul hôtel, je ne pouvais rien faire et le pire c’était dans les villes où il n’y avait pas d’hôtel (voir l’étape de Chichaoua). L’après-midi, je l’ai passé dans un café, car je n’avais pas pu bouger à cause de la chaleur qui régnait encore et les rues de la ville étaient presque désertes de toute âme. Vers 18h, les gens ont commencé à sortir de leurs maisons et la plupart d’entre eux allaient vers l’ouest de la ville, alors je les ‘ai suivis jusqu’à une petite fontaine, qui se trouvait à la sortie de la ville. Arrivé sur ce lieu, j’ai vu des gens, la plupart en famille, les uns sur les bancs et les autres faisaient "le pèlerinage" au tour de cette "sacrée" fontaine. Vraiment, elle est sacrée cette fontaine, car c’était le seul lieu pour toute une population pour se rafraîchir et passer un peu de temps loin de leurs habitations. Moi aussi, j’ai fait trois ou bien quatre tours au tour de cette fontaine puis, j’ai pris le chemin du retour vers la ville où j’ai pris mon diner et acheté mes provisions pour l’étape de Taourirt-Taza. Dans la caverne d’Ali baba, c’était le nom que j’avais donné à cet hôtel, j’ai cherché dans toutes les chambres, elles étaient toutes ouvertes et j’étais le seul client "prisonnier" avec le propriétaire, un vieil homme très malade qui toussait tout le temps et une grosse femme; sa femme, sa concubine ou bien une employée de l’hôtel ? Je n’avais pas su qui était-elle? Mais la plupart du temps, ils étaient toujours dans la même chambre, ils parlaient de la vente de l’hôtel et des problèmes avec les autorités de la ville et ça se voyait que l’hôtel était au bord de la faillite et dans cette discussion, c’était la femme qui parlait le plus et c’est toujours les femmes qui parlent le plus. Après plusieurs recherches, j’ai pu trouver un oreiller, un matelas et une couverture, qui étaient, heureusement, en bon état, après, je suis allé dans le balcon qui était très large et j’ai préparé mon lit loin de des chambres et leurs odeurs nauséabondes. J’aurais dû prendre la route du Rif pour le retour à la maison, car malgré les difficultés dans cette région, il y avait des beaux paysages au bord de la route par contre sur ce parcours entre Oujda et Kénitra par la route nationale N1, il n'y avait ni difficulté ni rien à voir à part un paysage monotone et du soleil de plomb au dessus de ma tête. Une petite fontaine à la sortie de la ville pour tous les habitants de Taourirt qui venaient ici après le crépuscule (à ce moment-là que les autorités la démarraient). La plupart des gens venaient en famille pour se rafraîchir et passer un peu de temps après une journée très chaude que la plupart d’entre eux l’ont passée clouer entre quatre murs surtout les écoliers qui étaient en « vacances ». Il y a des villes au Maroc qui sont presque mortes, pas d'animation, pas d'endroit pour passer une journée de vacances surtout pendant les mois d'été, qui sont très chauds. Personnellement j’ai passé seulement un après-midi dans cette ville de Taourirt et croyez-moi je l’ai passé coller sur une chaise dans un café pour regarder « Al jazzera », car il faisait très chaud et les rues de la ville étaient désertes jusqu'au crépuscule. L'hôtel où j'ai passé la nuit à Taourirt, il se trouvait au centre-ville. D’apparence c'est un « joli » hôtel, mais à l'intérieure, c’est un vrai taudis. Tags : taourirt oujda midar hoceima ketam velo sidibouskri smimou essaouira maroc abdeddaim Catégorie : Taourirt | Commentaires (2) | Ecrire un commentaire |De la ville de Taourirt à la ville TazaAjouté le 25/7/2011 ************************** De la ville de Taourirt à la ville de Taza en passant par Guercifsur une distance de 115 Km. J'ai quitté la ville de Taourirt vers 7h, après avoir pris mon petit-déjeuner dans un petit café, direction la ville de Taza. Au début, la route entre ces deux villes était plate et le paysage était désertique jusqu'à la ville de Guercif qui se trouvait à 64 km de la ville de Taza. A Guercif, j'ai fait une longue pause pour manger, s'approvisionner et se reposer. Après la pause, j'ai pris la route doucement cette fois, le paysage a changé avec un peu de verdure des arbres (des oliviers) au bord de la route et dans les champs. A 30 Km de la ville de Taza et dans un grand espace de repos pour les vacanciers il y avait un café-restaurant et une grande place des jeux pour les enfants, alors j'ai décidé de faire une deuxième pause, j'ai pris une limonade et un paquet de biscuits et je me suis allongé sur une chaise pour contempler le paysage de cette région: un paysage désertique et lunaire. Après cet espace de repos, j’ai rencontré la seule difficulté de cette étape; c’était le col de Rejem-Zhazha: un petit col de 579m. Après ce col, j'ai roulé dans le faux plat descendant jusqu'à la rentrée de la ville de Taza. Après la rentrée, il y avait une petite montée pour aller à la nouvelle ville et une autre pour aller à l'ancienne ville, car à Taza l'ancienne ville est loin de la nouvelle ville (1,5 Km par la route et 500m à pied) et ce n'est pas le cas comme les autres villes du Maroc ou l'ancienne ville se trouvait au centre entourait par la nouvelle ville. Dans la nouvelle ville près du bureau de la CTM (compagnie du transport au Maroc), j'ai pris une chambre dans un hôtel au prix de 40 Dh la nuit. La chambre a été très propre, mais malheureusement à mon arrivée il y avait une coupure d'eau potable dans toute la ville. J'ai parlé avec la propriétaire de cette coupure, elle m'a dit " ici, c'est toujours comme ça durant les mois d'été. Parfois ils coupent l'eau le matin, parfois c'est l'après-midi et parfois c'est toute la journée". Je lui ai dit que je voulais prendre une douche et laver mes sous-vêtements, elle m'a répondu " pour te laver toi-même je vais te dépanner par un sceau d'eau. Pour tes vêtements, il faut les laisser jusqu'à la nuit". J'ai pris le sceau d'eau sans ajouter un seul mot et je suis allé dans les toilettes. Après avoir fermé l'oeil un peu et repris un peu de force, je suis sorti pour faire un tour dans la ville. Au début j'ai visité la nouvelle ville, puis je suis monté vers l'ancienne, car elle se trouvait dans un étage plus élevé avec une longue muraille qui l'avait protégé hier des envahisseurs et aujourd'hui de cette civilisation sauvage. Durant mes voyages à vélo au Maroc, j'ai visité plusieurs villes et il y a des villes où j'ai encore de bons souvenirs et il y en a d'autres, non. Et parmi les villes que j'avais admirées, c'était La ville de Taza ou bien les deux villes de Taza; la nouvelle et l'ancienne. Elles sont très jolies et très propres avec une population modeste et accueillante. Une pause dans un café au bord de la route à 30 km de la ville de Taza. La ville de Taza, véritable porte entre le Maroc occidental et le Maroc oriental. Cette ville est entourée de montagnes; au nord le Rif, au sud le moyen Atlas. ![]() Près d'une fontaine dans la vieille ville. Vraiment, c'est une charmante ville; très jolie et très propre aussi avec une population très modeste. Dans la vieille ville avec une belle vue sur la nouvelle ville et les environs. La vieille ville, encore ceinte de ces remparts, occupe la terrasse supérieure; la ville moderne, à l'écart, fondée en 1920, s'étale sur la terrasse inférieure. L'après-midi, les habitants de la nouvelle ville montaient vers la vieille ville et comme toutes les villes marocaines, c'est dans l'ancienne cité qu'il y a de l'animation. J'ai pris la route vers 7h direction la capitale spirituelle du royaume: Fès, qui se trouvait à 120 km de la ville de Taza dans un paysage bien différent de celui que j'ai traversé entre Oujda et Taza; des arbres dans les champs et au bord de la route, des virages, de petites montées et de petites descentes ce qui m'avait poussé à faire des changements de braquets de temps à l'autre et ça je l'aimais bien. Par contre, la circulation sur cette route était plus élevée que sur les deux premières étapes: Oujda-Taourirt et Taourirt-Taza et ça je ne l'aimais pas du tout, car cette route entre Fès et Taza est un passage préféré des conducteurs d'autocars, de camions et de grands taxis pour aller à Nador et Al-Hoceima. J'ai roulé doucement et chaque fois que j'arrivais dans un village je faisais une pause pour acheter de l'eau minérale et se laver et à la fin de la pause je prenais une bouteille d'eau de robinet et je la versais sur moi; une vraie douche en plein air. Après, je prenais la route sous un soleil d'enfer mouillé de la tête jusqu'aux pieds mais seulement quelques kilomètres après, j'étais entièrement sec comme si j'étais passé sous un séchoir et en réalité c'était vrai, car en plus de la chaleur, il soufflait un vent du sud-est très chaud comme un séchoir. Heureusement, une grande partie de cette étape, il était dans mon dos. Si ç'avait été le contraire, j'aurais eu deux ennemis à affronter: le vent et la chaleur. Cette étape a été la plus dure étape dans le parcours du retour vers Kénitra, pas à cause de la route; elle était dans la majeure partie plate et roulante et pas à cause de la distance; 120 Km seulement mais, à cause de la chaleur; une chaleur d'été étouffante dans cette région du Maroc où la température dépassait le seuil du 40°durant cette saison. Et durant cette étape et comme je l'avais dit avant, je n'ai pas cessé de boire, j'ai bu six bouteilles d'eau minérale de marques différentes: Sidi Ali, Sidi Herzem, Bahia, Ciel… depuis mon départ de Taza jusqu'à mon arrivée à la ville de Fès et après l'arrivée aussi, car à Fès il faisait très chaud même la nuit et si on faisait un petit calcule de CM2 : une bouteille d'un litre et demi multiplie par six ça donne neuf litre (1,5 x 6 = 9). Neuf litres d'eau dans une journée, il faut être un chameau pour boire cela en temps normal. Vraiment c'était un record pour moi. Après le village de Birtam-Tam où j'ai pris mon déjeuner, il y avait une longue descente dans la vallée de Sebou jusqu’au pont sur la rivière qui portait le même nom. Une descente technique et très dangereuse à cause du nombre de véhicules sur ce passage, alors je l'ai fait prudemment; les mains sur les freins. Après le pont et le passage près de la station thermale de Sidi Harazem, il n'y avait que du plat jusqu’à la rentrée de la ville de Fès puis une petite montée pour aller à Fès El Bali (la vieille ville). Chaque fois que j'arrivais dans une ville, la première chose que je faisais, c'était de trouver une chambre dans un hôtel le plus tôt possible pour se laver, laver mes sous-vêtements et se reposer un peu. Mais malheureusement à Fès je n'ai pas trouvé une seule chambre vide. J'ai cherché dans toute la vieille ville, sans résultat. Tous les hôtels étaient pleins. NB: je ne cherchais pas d'hôtels avec des étoiles ou bien de grands palaces, je ne cherchais du luxe non plus, car je n'avais pas les moyens. Mais, je cherchais seulement des hôtels où il y a un lit, un oreiller pour dormir et de l'eau pour se laver, pas plus. À la fin et après plusieurs recherches et dans un hôtel près de Bâb Boujeloud, j'ai parlé un peu avec le propriétaire, il m'a posé des questions sur mon voyage, mes origines, alors j'ai répondu à toutes ses questions et je lui ai dit que ma famille habitait la ville de Kénitra et que moi, je travaillais dans le village de Smimou, province d'Essaouira. Quand il a entendu Smimou, Essaouira, il a eu un très large sourire et il m'a dit qu'il a travaillé dans cette région après l'indépendance comme comptable des forces axillaires et il m'a invité à s'asseoir avec lui dans la salle de réception. J'ai bu un verre thé avec lui et nous avons parlé de la région de Haha: Smimou, Tamanar, Ait Daoud… il était très content de se rappeler ces régions qui n'a pas visitées depuis les années soixante-dix. Et à la fin il m'a dit "je vais t'aider, une chambre va se vider vers 20 h. Est-ce que tu peux attendre?". J'ai dit oui bien sûr, car je savais d'avance que je ne pourrais pas trouver une seule chambre vide dans cette ville que l'on considère parmi les villes les plus touristiques du Royaume et sur ce sujet je lui ai dit "est-ce qu'il y a beaucoup de visiteurs, car tous les hôtels sont pleins". Il m'a répondu "il n'y a pas beaucoup de visiteurs, mais il y a peu d'hôtels à Fès" et il a ajouté " à Essaouira il y a plus d'hôtels qu'ici et Essaouira est une petite ville si on la compare à Fès la deuxième ou bien la troisième ville du Royaume". Je lui ai dit que Fès est une ville impériale et mondialement connue et elle méritait des infrastructures touristiques à la hauteur de sa renommée et en plus les autorités voulaient organiser la coupe du monde (le Maroc a été candidat pour l'organisation de la coupe du monde 2006 et aussi 2010) et ils avaient aussi un projet de 10 millions de touristes à l'horizon de 2010. Il m'a regardé avec un sourire ironique et il a dit "10 millions de touristes ! Il préférable pour ces visiteurs de passer la nuit à l'aéroport, car où moins là-bas, il y a de l'espace ". Je suis tout à fait d'accord avec lui, vraiment il y a un manque considérable dans les infrastructures touristiques au Maroc, par exemple entre Tétaoun et El Jebeha et dans une région extraordinaire sur la côte méditerranéenne qui mérite bien des investissements dans le domaine touristique, je n’avais pas vu un seul "hôtel" et le cas est le même pour d'autres régions du royaume qui sont superbes dans les montagnes du Rif et de l'Atlas, dans le Sud et sur la côte atlantique aussi et je peux situer par exemple Ain Oum Rabia, des sources ignorées dans le moyen atlas, les cascades d'Ouzoude dans la région d'Azilal, elles sont parmi les plus beaux sites du Royaume, mais malheureusement, elles sont marginalisées, la station de ski d'Oukaimeden, l'une des rares stations de sports d'hiver en Afrique mais, pour accéder à ce lieu fabuleux, il faut avoir un hélicoptère, car la route est dans un état lamentable, les plages sauvages de Mirlhfet sur la côte atlantique et d'Oued Law sur la côte méditerranéenne que peu de monde connaît. Dans le sud il y a plusieurs lieux magiques comme les dunes de Merzouga et M'hamid Ghizlane, les gorges de Boumalne Dades et de Tineghir qui sont des lieux vraiment extraordinaires mais, malheureusement avec un manque considérable dans les infrastructures touristiques: routes, transports, hôtels, restaurants, services. NB: la liste est longue mais, je vais m'arrêter à ces lieux seulement. J'ai laissé ma Bmw et mon bagage dans la salle de réception et je suis allé dans une toilette pour se laver et changer mes vêtements puis je suis sorti faire un tour dans la vieille ville qui était pleine de monde. Beaucoup de marocains visitaient Fès en été malgré la chaleur et la plupart d'entre eux se rendaient dans les stations thermales de la région: Sidi Harazem, Moulay Yacoub. Après une visite éclaire dans les ruelles de la vieille ville, je suis allé dans un restaurant à repas rapide, j'ai pris un sandwich et je suis allé dans un café populaire où j'ai demandé un verre de thé avec de la menthe en attendant 20 h. Après 20 h, je suis allé à l'hôtel, j'ai trouvé la chambre que m'avait promise le propriétaire vide mais, dans la terrasse. J'ai monté mes affaires et j'ai laissé ma petite reine dans la salle de réception. Dans la chambre, la seule chose que j'avais faite, c'était de régler l'alarme de mon portable sur 6h du matin et je me suis tombé KO sur le lit en laissant la porte et la fenêtre ouvertes pour aérer la chambre qui était chaude comme un Hammam. A quelques kilomètres de la ville de Fès et pr Tags : dlalha bousselham moulay velo voyage ecole eleves abdeddaim sidibouski smimou essaouira ma kenitra
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