Articles de cette pageDe la ville de Taourirt à la ville Tazade la ville d'Oujda à la ville de Taourirt. LE RIF DANS LE NORD DU MAROC De Berkane à Oujda dans l'est du Maroc De Midar à Berkane dans le nord-est. De la ville de Taourirt à la ville TazaAjouté le 25/7/2011 ************************** De la ville de Taourirt à la ville de Taza en passant par Guercifsur une distance de 115 Km. J'ai quitté la ville de Taourirt vers 7h, après avoir pris mon petit-déjeuner dans un petit café, direction la ville de Taza. Au début, la route entre ces deux villes était plate et le paysage était désertique jusqu'à la ville de Guercif qui se trouvait à 64 km de la ville de Taza. A Guercif, j'ai fait une longue pause pour manger, s'approvisionner et se reposer. Après la pause, j'ai pris la route doucement cette fois, le paysage a changé avec un peu de verdure des arbres (des oliviers) au bord de la route et dans les champs. A 30 Km de la ville de Taza et dans un grand espace de repos pour les vacanciers il y avait un café-restaurant et une grande place des jeux pour les enfants, alors j'ai décidé de faire une deuxième pause, j'ai pris une limonade et un paquet de biscuits et je me suis allongé sur une chaise pour contempler le paysage de cette région: un paysage désertique et lunaire. Après cet espace de repos, j’ai rencontré la seule difficulté de cette étape; c’était le col de Rejem-Zhazha: un petit col de 579m. Après ce col, j'ai roulé dans le faux plat descendant jusqu'à la rentrée de la ville de Taza. Après la rentrée, il y avait une petite montée pour aller à la nouvelle ville et une autre pour aller à l'ancienne ville, car à Taza l'ancienne ville est loin de la nouvelle ville (1,5 Km par la route et 500m à pied) et ce n'est pas le cas comme les autres villes du Maroc ou l'ancienne ville se trouvait au centre entourait par la nouvelle ville. Dans la nouvelle ville près du bureau de la CTM (compagnie du transport au Maroc), j'ai pris une chambre dans un hôtel au prix de 40 Dh la nuit. La chambre a été très propre, mais malheureusement à mon arrivée il y avait une coupure d'eau potable dans toute la ville. J'ai parlé avec la propriétaire de cette coupure, elle m'a dit " ici, c'est toujours comme ça durant les mois d'été. Parfois ils coupent l'eau le matin, parfois c'est l'après-midi et parfois c'est toute la journée". Je lui ai dit que je voulais prendre une douche et laver mes sous-vêtements, elle m'a répondu " pour te laver toi-même je vais te dépanner par un sceau d'eau. Pour tes vêtements, il faut les laisser jusqu'à la nuit". J'ai pris le sceau d'eau sans ajouter un seul mot et je suis allé dans les toilettes. Après avoir fermé l'oeil un peu et repris un peu de force, je suis sorti pour faire un tour dans la ville. Au début j'ai visité la nouvelle ville, puis je suis monté vers l'ancienne, car elle se trouvait dans un étage plus élevé avec une longue muraille qui l'avait protégé hier des envahisseurs et aujourd'hui de cette civilisation sauvage. Durant mes voyages à vélo au Maroc, j'ai visité plusieurs villes et il y a des villes où j'ai encore de bons souvenirs et il y en a d'autres, non. Et parmi les villes que j'avais admirées, c'était La ville de Taza ou bien les deux villes de Taza; la nouvelle et l'ancienne. Elles sont très jolies et très propres avec une population modeste et accueillante. Une pause dans un café au bord de la route à 30 km de la ville de Taza. La ville de Taza, véritable porte entre le Maroc occidental et le Maroc oriental. Cette ville est entourée de montagnes; au nord le Rif, au sud le moyen Atlas. ![]() Près d'une fontaine dans la vieille ville. Vraiment, c'est une charmante ville; très jolie et très propre aussi avec une population très modeste. Dans la vieille ville avec une belle vue sur la nouvelle ville et les environs. La vieille ville, encore ceinte de ces remparts, occupe la terrasse supérieure; la ville moderne, à l'écart, fondée en 1920, s'étale sur la terrasse inférieure. L'après-midi, les habitants de la nouvelle ville montaient vers la vieille ville et comme toutes les villes marocaines, c'est dans l'ancienne cité qu'il y a de l'animation. qui était-elle? Mais la plupart du temps, ils étaient toujours dans la même chambre, ils parlaient de la vente de l’hôtel et des problèmes avec les autorités de la ville et ça se voyait que l’hôtel était au bord de la faillite et dans cette discussion, c’était la femme qui parlait le plus et c’est toujours les femmes qui parlent le plus. Après plusieurs recherches, j’ai pu trouver un oreiller, un matelas et une couverture, qui étaient, heureusement, en bon état, après, je suis allé dans le balcon qui était très large et j’ai préparé mon lit loin de des chambres et leurs odeurs nauséabondes.
J’aurais dû prendre la route du Rif pour le retour à la maison, car malgré les difficultés dans cette région, il y avait des beaux paysages au bord de la route par contre sur ce parcours entre Oujda et Kénitra par la route nationale N1, il n'y avait ni difficulté ni rien à voir à part un paysage monotone et du soleil de plomb au dessus de ma tête. Une petite fontaine à la sortie de la ville pour tous les habitants de Taourirt qui venaient ici après le crépuscule (à ce moment-là que les autorités la démarraient). La plupart des gens venaient en famille pour se rafraîchir et passer un peu de temps après une journée très chaude que la plupart d’entre eux l’ont passée clouer entre quatre murs surtout les écoliers qui étaient en « vacances ». Il y a des villes au Maroc qui sont presque mortes, pas d'animation, pas d'endroit pour passer une journée de vacances surtout pendant les mois d'été, qui sont très chauds. Personnellement j’ai passé seulement un après-midi dans cette ville de Taourirt et croyez-moi je l’ai passé coller sur une chaise dans un café pour regarder « Al jazzera », car il faisait très chaud et les rues de la ville étaient désertes jusqu'au crépuscule. L'hôtel où j'ai passé la nuit à Taourirt, il se trouvait au centre-ville. D’apparence c'est un « joli » hôtel, mais à l'intérieure, c’est un vrai taudis. Tags : taourirt oujda midar hoceima ketam velo sidibouskri smimou essaouira maroc abdeddaim Catégorie : Taourirt | Commentaires (2) | Ecrire un commentaire |LE RIF DANS LE NORD DU MAROCAjouté le 11/6/2011
L'itinéraire de la première partie de mon voyage à vélo dans le Nord du Maroc. C’est l’un des itinéraires les beaux de tout le Royaume du Maroc. J’aimerais le refaire un jour à vélo bien sûr. La fin de la première partie de ce voyage à vélo dans le nord du Maroc. En général cette première partie de onze jours a été superbe et très intéressante sur tous les plans: touristique, sportif, culturelle… . Je me suis bien amusé de ma sortie de la ville de Kénitra dans l’ouest du Maroc sur l’Atlantique jusqu’à mon arrivée à la ville d’Oujda à l’est du Maroc près des frontières algéro-marocaines en passant par le Rif. Durant ce trajet de plus de Mille kilomètres, j’ai traversé des dizaines de villes et des centaines de villages, j’ai vu que de beaux paysages ; des plages, des criques, des montagnes, des vallées, des rivières, des sources… J’ai rencontré des centaines de personnes au bord de la route, dans les cafés et aussi dans les hôtels où j’ai passés mes nuits. Vraiment cet itinéraire est l’un des plus fantastiques de tout le royaume et je le conseille pour tous les amateurs du voyage à vélo. NB: aujourd’hui, il y a une route 100% côtière de la ville de Tanger jusqu’à la station balnéaire de Saïda, mais il est préférable de faire un peu de côte et un peu de montagne. Cette région du Maroc est un peu inconnue par beaucoup de marocains et ils sont rares les personnes des autres régions du Royaume qui voyageaient ici pour passer leurs vacances, car la plupart d’entre eux préférait la côte atlantique et ces célèbres plages: Asila, Larache, Moulay Bousselham, Mehdiya, Bouznikha, Skhirat, Mohammedia, Azmmour, Elhaouziya, El Oualidia, Souira Kédima, Essaouira,Trhazoute, Agadir, Aglou, Mirhleft, Sidi Ifni… .Personnellement j’ai vu toutes ces plages de la côte Atlantique et j’ai vu aussi les plages de la côte méditerranéenne et je disais avec sincérité pour tous les amateurs de la nature que la côte méditerranéenne du Maroc est beaucoup plus jolie que la côte Atlantique avec des plages extraordinaires, des criques, de la falaise et le bonus sur cette côte; c’est la montagne qui a donné un charme de plus à cette côte de 500 Km. Le seul point noir sur cette côte c’est le Kif et le haschich surtout entre Oued Laou et Ketama en passant par El Jebeha et on peut ajouter aussi à ce point noir la contrebande et l’immigration clandestine. Tous éléments d’insécurité n’encourageaient pas les gens à voyager dans cette région, mêmes les opérateurs touristiques ne prenaient pas le risque d'envoyer leurs clients dans le Rif et personnellement je n’ai pas vu un seul autocar touristique sur cette route surtout entre Oued Laou et Ketama en passant par El Jebeha et la plupart des touristes qui voyageaient ici, ils venaient seulement pour le K… .Vraiment il y a danger sur cette route surtout dans les environs de Ketama où j’ai vu des dizaines de Bznaza (trafiquants) qui essaient par tous les moyens de vendre leurs marchandises à des routiers en faisant des « barrages » au bord de la route. A la fin voici un article que j’ai lu sur ce site www.lexpress.fr et qui décrivait bien cette région du Rif et la côte méditerranéenne marocaine de Tanger jusqu’à la station balnéaire de Saïda. Cette côte de 500 Km que j’aimerais un jour la revisiter à vélo bien sûr et avec mon fils qui a aujourd'hui quatre ans et un vélo de quatre roues. Bonne route mon enfant !
Les dix étapes de ce voyage à vélo dans le Nord du Maroc. L'article intégral de Lexpress.fr
Connaissez-vous la côte du Rif? Non? Normal, en France, les tour-opérateurs ignorent superbement ces 500 kilomètres de côtes splendides, bordées par la Méditerranée et qui s'étendent, dans le nord du Maroc, entre Tanger et l'Algérie. De Tétouan, notre route vers l'est sera donc solitaire et longera, sur 130 kilomètres, plages désertes et criques secrètes, gorges et falaises jusqu'à El-Jebha, le terme de notre voyage, où la route quitte les rivages pour s'enfoncer dans la montagne vers Ketama. Peu nombreux sont les visiteurs à s'aventurer en terre rhomara. A l'ombre des sommets du Rif, mer et montagne se confondent pour donner naissance à une côte sauvage, escarpée et superbe. Pourtant, personne ne vous incitera à vous aventurer dans cette direction. Ni les guides, tout occupés à résumer les beautés du Rif à la seule ville de Chechaouen, là-haut dans la montagne, et pour qui le bord de mer demeure terra incognita, ni les habitants d'Oued Laou, l'une des seules bourgades de la côte, qui vous montreront d'une main résignée le meilleur moyen de rejoindre ces mêmes sentiers occupés par des caravanes de touristes. Non pas qu'on ne veuille pas de vous, mais, là-bas, «il n'y a rien à voir». Oualou («rien»). Et pourtant… Oualou, cela veut dire pas d'hôtel, pas de cartes postales et pas de marchand de tapis. Voilà qui soulagera le portefeuille. Les sens, en revanche, seront plus sollicités qu'à l'accoutumée. Au point de se demander par quel miracle la côte des Rhomara a été épargnée… Le Rif marocain est la région la plus isolée du pourtour méditerranéen. Le désenclavement des provinces du Nord est désormais un objectif prioritaire du roi Mohammed VI, mais, pour l'instant, les aides de l'Etat ne profitent qu'aux rives du détroit de Gibraltar. Là-bas, vers Tanger, le développement économique défigure le littoral: les bétonneuses sont déjà à l'œuvre. En attendant qu'elles atteignent les Rhomara, prendre à gauche le long de la côte, c'est encore un peu partir à l'aventure. Pour aller à Oued Laou, il faut quitter tout d'abord Tétouan par la route côtière. La bande goudronnée se rétrécit et annonce rapidement la couleur: les amortisseurs de la voiture seront mis à rude épreuve. Du cap Mazari, la vue est imprenable. A l'ouest, le djebel Moussa, Cabo Negro et la presqu'île de Ceuta se chevauchent à l'horizon. Derrière, on devine même le rocher de Gibraltar, perdu dans la brume. Là-bas, c'est le détroit. Ici, commence vraiment la mer Méditerranée. Comme pour mieux nous en convaincre, la terre, rouge, s'est donné des airs de maquis corse: le chant des cigales couvre presque le bruit des grands taxis. On les entend venir de loin, serpentant entre les forêts de pins, rétrogradant péniblement dans les virages en épingle. Ici, la montagne se jette dans la mer et la route épouse les accidents de la nature. Elle dévale des pentes vertigineuses, remonte l'embouchure des oueds, fait volte-face à l'entrée de canyons profonds, tergiverse tant et si bien qu'il devient inutile de compter les kilomètres. En bas, au fond des calanques, se cachent des plages de sable noir. Pour y aller? Au mieux, un petit sentier escarpé. Mais, à l'arrivée, la baignade est à la mesure de l'effort: mer d'huile, eau limpide et plage déserte… Avec ses riches villas alignées le long de la plage, la petite station balnéaire d'Oued Laou ne vit que l'été. En revanche, à quelques kilomètres, Beni Said se réveille chaque semaine. C'est à croire que toute la montagne s'est donné rendez-vous au souk du samedi: un océan de chapeaux de paille, arrivés à cheval, à pied, à bord de bus fatigués ou de grands taxis surchargés. Les femmes se sont enveloppées dans leur plus beau mindel, la couverture traditionnelle rouge et blanc. Des hommes endimanchés sirotent leur thé à l'ombre des eucalyptus. Mais il faut reprendre la route. Le paysage devient plus aride. Au détour d'un virage, quelques paillotes font office de restaurant. Au menu, des sardines grillées, passées directement du filet au barbecue. Sous les cannisses, trois gamins jouent au baby-foot. Bienvenue à Targha. A l'ombre des ruines du fort portugais s'étend une longue bande de sable. La plage serait déserte si un jeune soldat ne la gardait pas. Contre quoi? «Le trafic…» Réponse évasive qui n'ose avouer l'envers du décor. Lequel ne tardera pas à se dévoiler sans ambages. Car après Targha, impossible d'échapper aux champs de cannabis qui dévalent jusqu'à la mer. Vous pouvez admirer la luxuriance inattendue du paysage, mais ne vous en approchez surtout pas. Au rayon dégustation, on ne saurait trop vous conseiller d'opter pour un sage et traditionnel thé à la menthe sur la plage de Bou Ahmed. Ici, le vent d'est, le chergui, a dû un jour arrêter les horloges. Trois barques bleues sont alignées sur le sable… Au fur et à mesure que l'on avance vers l'est, la route dévoile de nouvelles baies, enjambe des caps toujours plus hauts. Sur le bas-côté, des enfants aux yeux clairs gardent un troupeau de chèvres alpinistes. Aux points culminants, la vue se multiplie, des dizaines de fois. Ocre, grise, rose, selon l'humeur et le soleil, la côte se pare de ses plus beaux atours. El-Jebha se voit de loin. Le petit port de pêche s'est niché à l'ombre d'une montagne blanche. Ici, les journées se vivent au rythme des sorties en mer. La nuit, des lumières vacillent au large. On pêche à la lanterne: les poissons se précipitent vers la lumière, il ne reste plus qu'à les cueillir. En échange de quelques dirhams, Mokhtar se fera un plaisir de transformer sa barque en vedette touristique. L'esquif quitte le port et contourne la pointe des Pêcheurs, percée de grottes. Plus loin, la mer a sculpté un cirque naturel dans le calcaire. Aujourd'hui, un voilier est au mouillage dans la lagune. Sur le chemin du retour, un banc de dauphins improvise une parade inoubliable, comme s'il voulait nous persuader de l'inestimable rareté de ce rivage. A El-Jebha, après avoir hésité pendant 130 kilomètres, la route quitte la mer et remonte vers les crêtes. Une piste de terre rouge invite les vrais aventuriers à poursuivre le voyage. Plus loin, les plages sont-elles encore plus désertes, les criques plus sauvages? Le Rif n'a pas encore livré tous ses secrets. Tags : maroc voyage velo abdeddaim sidibouskri smimou oujda berkane Catégorie : LE RIF | Commentaires (0) | Ecrire un commentaire |De Berkane à Oujda dans l'est du MarocAjouté le 11/6/2011 ![]() Après une heure de pédalage dans une région plate où la route passait entre des dizaines de fermes, je suis arrivé à Saïda qui se trouvait à quelques mètres seulement de l’Algérie. La plage de Saïda est l'une des plages les plus célèbres du Maroc. C'est la perle bleue de la Méditerranée comme on la nommait ici, mais malheureusement à mon arrivée je l'ai trouvée trop sale; beaucoup d'ordures dans les rues et sur la plage aussi. Quelle honte pour le tourisme dans cette région qui est l'une des régions les plus appréciées par beaucoup de marocains et cette plage est la seule pour toute la région de l'est du Royaume. Des milliers de personnes venaient ici chaque été des régions de Berkane, Oujda, Ahfir, Jerada... et de Nador aussi sans s'oublier bien sûr les émigrés marocains qui sont d'origine Rifain ou bien de Chark (l'est) du Maroc et qui venaient eux aussi par des milliers pendant les vacances estivales. Vers 8h30min, j’ai pris la route direction Oujda en passant par Ahfir. La route entre la plage de Saïda et la petite ville d’Ahfir est plate et elle longeait de près de la frontière algéro-marocaine. A Ahfir j’ai fait une longue pause dans un café puis j’ai pris la route. Après quelques kilomètres de ma sortie de la ville d’Ahfir, j’ai rencontré la seule difficulté de cette étape; c’était le col de Guerbouss: un petit col de 539m. Un col de quatrième catégorie comme on classait ce genre de montée dans le tour de France. J’ai passé ce col doucement et ce n’est rien à voir avec les cols de Rif qui sont de la première catégorie et que j’avais franchis sous un soleil de plomb avec une grande peine. Après le col de Guerbouss, j’ai roulé doucement sur une route large et plate jusqu’à la ville d’Oujda. A l’entrée de la ville, un Monsieur qui était sur une bicyclette avec un panier de légumes sur le porte-bagage et un sac de plastique plein de pains accroché au guidon, est venu près de moi et il m’a salué, je l’ai salué moi aussi et il m’a posé des questions sur ma ville d’origine, sur mon voyage et mon itinéraire depuis le départ; j’ai répondu à toutes ses questions en pédalant tous les deux sur le boulevard Mohammed Derfoufi jusqu’à la Mosquée Omar ibn Abbdelaziz. En arrivant près de la Mosquée, il m’a aidé à prendre des photos près des pigeons qui étaient sur une grande place, puis je lui ai demandé l’adresse d’un hôtel propre et moins cher, alors il m’a dit « ici il y a beaucoup d’hôtels très jolis et avec un prix très bas » et il a ajouté « après la fermeture des frontières le prix d’une nuit dans les hôtels ici a connu une chute libre » et il m’a proposé d’aller voir un, pas loin de la Mosquée Omar ibn Abbdelaziz. Nous sommes allés ensemble jusqu'à l’hôtel et il a dit au réceptionniste « thla fi had elrajl » traduction : prend soin de ce monsieur. Après avoir pris la clé de la chambre, je suis resté un peu de temps avec mon compagnon près de la porte de l’hôtel, nous avons parlé encore du vélo et du sport en général, car mon compagnon était lui aussi un amateur du vélo, à la fin il m’a salué et il m’a dit « Si tu restes demain à Oujda je t’inviterai à passer chez moi », je lui ai dit « merci pour l’invitation, mais demain matin je prendrai la route en autocar » sur ce point il m’a conseillé de ne pas le faire et de faire le retour à vélo et il a ajouté « si tu ne le fais pas, tu le regretteras ». A cette occasion je lui dis merci pour son aide et pour le conseil, car sans son conseil et ses encouragements, je n’aurais pas fait le retour à vélo ça c’est sûr. Dans une superbe chambre, j’ai arrangé mes affaires et j’ai pris une douche. La chambre a été très propre et très jolie avec une armoire et un grand miroir. Le matelas et les couvertures étaient très propres et de bonnes qualités (Richebond yassalam !) et le prix de cette chambre était de 30 Dh la nuit seulement avec une douche gratuite. Vraiment c’est incroyable. Chaque fois que je passais dans un hôtel, j’avais toujours des discussions avec les responsables de l’hôtel et parfois avec des clients. Cette fois à Oujda, j’ai beaucoup parlé avec le réceptionniste sur la ville d’Oujda et ces régions et il m’a dit « Oujda avant la fermeture de la frontière a été très prospère avec beaucoup de monde qui venaient ici du Maroc et de l’Algérie pour le commerce ou bien pour le tourisme. Le prix d’une chambre dans un hôtel comme ce lui-là se négocie entre 150 et 200 Dh la nuit. Après les attentats de 1994 et la fermeture des frontières, la ville tout entière est entrée dans une léthargie et plusieurs propriétaires d’hôtels ont mis la clé sous la porte » L’après-midi, j’ai visité le parc de Lala Aicha; c’est un grand espace avec un jardin, un grand café et une piscine, malheureusement il n’y avait pas d’eau dans la piscine à cause de la sécheresse qui a frappé l’est du Maroc cette année-là, ce qui a poussé les responsables de la ville à fermer le « robinet » et à laisser les enfants de la ville se nageaient dans le « vide ». Après la visite du parc, je suis allé à la vieille ville où j’ai fait une visite dans ses ruelles qui étaient pleines de marchandises de contrebande: des dizaines de variétés de cashers, yaourts, fromages, biscuits, boites de conserves, jus de fruits… J’ai laissé toutes ces produits made in … qui n’ont pas d’origine ni de nationalité ni de date pour aller manger un plat made in Oujda, c’est Karntikat (un mélange de la farine de pois chiche avec des ouefs et du beurre, c’est ça que m’avait dit un vendeur). Ce plat est très célèbre dans cette région du Maroc et très apprécié par les oujdis et pour manger ce plat tu n’as pas besoin de faire une longue recherche; des dizaines de marchands ambulants se trouvaient dans la vieille ville, alors j’ai pris un morceau et je suis allé dans un café populaire pour prendre un verre de thé avec de la menthe et cela a été mon casse-croûte et mon diner aussi. Karntikat made in Oujda. La soirée je l’ai passée sur la grande place près de la Mosquée d’Omar ibn Abbdelaziz, je ne me rappelle pas bien du nom de cette place, je pense que c’était la place de l’unité africaine. Cette place a été très remplie de monde avec beaucoup d’animation. Après avoir fait la dernière prière de la journée (El Aichaâ) dans la Mosquée d'Omar ibn Abbdelaziz l'une des plus grandes mosquées de la ville, je suis monté dans ma chambre, pas pour dormir, mais pour se décider sur le moyen de transport à prendre pour faire le retour à la maison: par l'autocar ou bien par ma Bmw. Et faire aussi un arrêt-bilan de ces onze jours à vélo dans le Nord du Maroc. Après avoir bien réfléchi et bien étudié l’itinéraire entre la ville d’Oujda et la ville de Kénitra en passant par Taza, Fez et Sidi Kacem, j’ai décidé de faire le retour à vélo en cinq étapes sur une distance de 520km et ça était un défi à relever pas plus, car je savais d’avance qu’il n’y avait rien d’intéressant à voir sur cette route que j’avais déjà faite en train et en autocar aussi. NB: La route ferroviaire longe de près la route Nationale. L’arrivée à la plage de Saïdia, l’une des plus célèbres stations balnéaires sur la côte méditerranéenne marocaine. L’arrivée à la ville d’Oujda, la capitale de l’orientale marocaine et l’une des plus grandes villes du Royaume. Le matin sur cette place près de la mosquée Omar ibn Abbdelaziz, il y avait peu de monde et peu de pigeons aussi. La soirée, il y avait beaucoup de monde et beaucoup de pigeons aussi. Avec le temps les pigeons ont appris à régler bien leurs "montres" sur l’heure de manger. Après la fermeture des frontières entre le Maroc et l’Algérie 1994, plusieurs hôtels ont été obligés de fermer et un peu seulement ont pu résister à cette catastrophe "politique" entre deux pays "frères". Horloge de la communauté urbaine d'Oujda près de la Mosquée Omar ibn Abbdelaziz. Cette photo, je l’ai prise de la terrasse de l’hôtel. Faire un voyage à vélo, c’est superbe. Le faire à cheval, il serait extraordinaire. Plusieurs personnes se précipitaient pour prendre une photo avec cette monture de légende. Le cheval est l’un des animaux les plus admirés par les marocains. Si les frontières étaient ouvertes, j'aurais fait un petit tour en Algérie. Tags : smimou sidibouskri abdeddaim velo voyage maroc oujda berkane Catégorie : Oujda | Commentaires (0) | Ecrire un commentaire |De Midar à Berkane dans le nord-est.Ajouté le 14/5/2011
De la ville de Midar à la ville de Berkane en passant par Selouane dans la région de Nador sur une distance de 141 Km. C'était la plus longue étape de ce voyage dans le Nord du Maroc. J’ai quitté la ville de Midar pour aller à l’est du Maroc, mais ce jour-là je n’avais pas une destination précise, car j’avais trois choix à faire entre la ville de Nador, la plage de Ras El Ma et la ville de Berkane. NB: La veille dans la chambre de l’hôtel à Midar, j’avais décidé de faire mon choix sur la route entre ces trois destinations, car j’avais besoin des informations surtout sur la plage de Ras El Ma (Cap d'eau) qui se trouvait entre Nador et la station balnéaire de Saïdia. La route de la ville de Midar vers les autres villes de l’est du royaume du Maroc est plate pas la moindre difficulté. C’était fini la montagne ! Les montagnes de Rif, je les ai laissées derrière moi. J’ai roulé doucement (Entre 20 et 25 km à l’heure) jusqu’à au village de Selouane qui se trouvait dans un croisement de chemin à 14km de la ville de Nador. Dans ce village j’ai fait une pause et je me suis renseigné à propos de la plage de Ras El Ma (Cap d'eau) et la plupart des gens m’ont dit qu’il n’y avait pas d’hôtel là-bas et qu’il n’y avait pas de route goudronnée par la côte pour aller à cette plage puis à la station balnéaire de Saïdia. Alors, j’ai décidé de prendre la route de l’est vers la ville de Berkane et de laisser à ma gauche la route qui menait à la ville de Nador, car cette ville je l’ai déjà visitée en plus il n’y avait rien d’intéressant à voir dans la ville sauf bien sûr pour acheter quelque chose moins chère, car à ce temps-là cette ville a été la capitale de la contrebande au Maroc à cause de sa proximité de la ville marocaine occupée; Melîlia. Les souks de cette ville étaient remplis par des marchandises de contrebande venues de l’Espagne ou bien des pays de l’Asie du sud. J’ai quitté la ville de Midar pour aller à l’est du Maroc, mais ce jour-là je n’avais pas une destination précise, car j’avais trois choix à faire entre la ville de Nador, la plage de Ras El Ma et la ville de Berkane. NB: La veille dans la chambre de l’hôtel à Midar, j’avais décidé de faire mon choix sur la route entre ces trois destinations, car j’avais besoin des informations surtout sur la plage de Ras El Ma qui se trouvait entre Nador et la station balnéaire de Saïdia. La route de la ville de Midar vers les autres villes de l’est du royaume du Maroc est plate pas la moindre difficulté. C’était fini la montagne ! Les montagnes de Rif, je les ai laissées derrière moi. J’ai roulé doucement (Entre 20 et 25 km à l’heure) jusqu’à au village de Selouane qui se trouvait dans un croisement de chemin à 14km de la ville de Nador. Dans ce village j’ai fait une pause et je me suis renseigné à propos de la plage de Ras El Ma et la plupart des gens m’ont dit qu’il n’y avait pas d’hôtel là-bas et qu’il n’y avait pas de route goudronnée par la côte pour aller à cette plage puis à la station balnéaire de Saïdia. Alors, j’ai décidé de prendre la route de l’est vers la ville de Berkane et de laisser à ma gauche la route qui menait à la ville de Nador, car cette ville je l’ai déjà visitée en plus il n’y avait rien d’intéressant à voir dans la ville sauf bien sûr pour acheter quelque chose moins chère, car à ce temps-là cette ville a été la capitale de la contrebande au Maroc à cause de sa proximité de la ville marocaine occupée; Melîlia. Les souks de cette ville étaient remplis par des marchandises de contrebande venues de l’Espagne ou bien des pays de l’Asie du sud. La route entre Selouane et la ville de Berkane est plate et au bord de la route, il y avait des centaines de vendeurs d’escargots qui proposaient à leurs clients des dizaines de variétés de cette petite bestiole: petite, grande, blanche, grise, jaune, rouge… Je me suis bien amusé en faisant plusieurs arrêts à côté de ces vendeurs qui étaient très gentils avec moi. La plupart d’eux m’ont invité à boire un verre de thé ou bien à manger quelque chose avec eux, mais je ne pouvais pas accepter leurs invitations, car la route m’attendait et je devais rouler pour arriver à Berkane au moins avant 16h à fin qu’il me restait du temps pour visiter la ville. Après le pont international sur l’Oued de Moulouya, j’ai fait une longue pause dans un petit café, j’ai mangé un peu; deux oeufs avec des tomates (BM: c’est comme ça qu’on nomme ce plat ici au Maroc surtout dans le milieu étudiants). J’ai mangé un peu comme d’habitude et j’ai laissé le reste pour la fin de l’étape, car la plupart du temps après avoir pris une douche je n’avais qu’une seule envie; c’était de s’allonger sur le lit et dormir un peu, c’est pour cette raison que je laissais toujours dans la sacoche à vélo quelque chose à mettre entre les dents. Avant de quitter ce lieu, j’ai pris une limonade, j’ai bu un verre et j’ai laissé le reste pour la route cette fois. Après la pause j’ai pris la route avec un invité d’honneur "un vrai fardeau ", c’est Monsieur le Vent ! Depuis ma sortie de la ville de Midar, il a été dans mon dos, mais après le pont international sur l’Oued de Moulouya, il a changé « le visage » la direction à 1800 et il est devenu mon ennemi pour le reste de cette étape après qu’il a été mon ami durant un long moment. « Il ne faut jamais se fier au vent ». J’ai beaucoup souffert de ce changement brusque de la direction du vent surtout il a été survenu à la fin de l’étape au moment où toutes mes forces ont été épuisées après avoir roulé plus de huit heures, heureusement dans ce passage entre le pont international sur l’Oued de Moulouya et la ville de Berkane, il y avait des haies de fermes et des arbres au bord de la route qui ont diminué un peu la force de ce vent très fort qui a sorti de nulle part. Je me suis demandé où il a été caché. Vers 16h, je suis arrivé à la ville de Berkane, la capitale de l’orange au Maroc. Ici l’orange est partout, j’ai vu des dizaines de fermes de cet agrume au bord de la route. La couleur orange est la couleur numéro 1 de la ville; les taxis sont de couleur orange, les clubs de toutes les disciplines sportives de la ville qui participaient aux championnats nationaux ont des maillons orange. Dans le centre-ville, il y avait une grande sculpture dédiée à l’Orange (voir la photo en dessous). Vraiment Berkane est la capitale de l’Orange par excellence. Dans le royaume du Maroc il y a la capitale administrative comme les autres pays du monde, c’est la ville de Rabat et il y a aussi la capitale économique, c’est la ville de Casablanca et il y a aussi d’autres capitales régionales et tribales comme par exemple : Agadir la capitale du Souss, Kénitra la capitale du Gharb, Oujda la capitale Orientale, Khénifra la capitale de Zayane, El Jadida la capitale de Doukhala…. Il y a aussi des capitales selon une activité agricole ou bien artisanale comme par exemple; Safi la capitale de la poterie, Arfoud la capitale des dattes, Tafroute la capitale des amandes, Tamanar la capitale de l’arganier… sans oublier bien sûr la ville de Fès, la capitale spirituelle du Royaume. A Berkane, j’ai pris une chambre dans un hôtel qui se trouvait au centre-ville au prix de 30 Dh la nuit sans douche (il n’y en avait pas). Cet hôtel est très grand en espace avec un grand café au rez-de-chaussée, malheureusement il était malpropre avec des chambres très grandes, mais eux aussi étaient sales. « Tel père, tel fils » comme dit le proverbe. Après avoir arrangé mes affaires, j’étais dans l’obligation de sortir pour aller chercher une douche. Heureusement, je l’ai trouvée pas loin de l’hôtel au prix de 10 Dh. Vers 18h, je suis sorti pour faire une visite dans la ville. Berkane, c’est une petite ville avec un seul boulevard et dans ce boulevard, il y avait toutes les choses; cafés, restaurants, hôtels, pâtisseries, boutiques… Il y avait aussi beaucoup de monde surtout après le coucher du soleil, qui faisaient le va-et-vient dans ce long boulevard. Après avoir mangé dans un restaurant, je suis monté dans ma chambre pour dormir, car j’étais très fatigué après cette longue étape de 141 km et avec le vent de face dans Les vingt cinq derniers kilomètres. Dans la chambre je n’avais pas pu fermer l’œil à cause de la chaleur et à cause aussi de la mauvaise odeur qui régnait dans la chambre. Une odeur de saleté et de la moisissure sur les murs, alors j’ai décidé d’aller dormir dans le balcon là où il faisait frais avec un peu d’air et là aussi c’était un autre problème qui a survenu après minuit; des klaxons des voitures pour fêter un mariage ou bien des mariages. Des dizaines de convois de voitures qui passaient toutes les 30 min ou bien plus (je n’avais pas pu savoir le temps exact et je n’avais pas pu savoir aussi, est-ce que c’était le même convoi ou bien il y avait d’autres). De loin j’ai entendu de la musique « chaâbi » mais je n’avais pas pu savoir le nombre de mariages à cause des échos qui se répondaient dans toute la ville. Ce carnaval de klaxons a duré de minuit jusqu’à l’aube. Je n’ai pas pu fermer l’oeil pour quelques minutes. Le matin (l’aube), en prenant mon petit-déjeuner dans le café de l’hôtel qui se trouvait au rez-de-chaussée et qui était ouvert jour et nuit, j’ai parlé avec le garçon des klaxons de voiture la nuit et il m’a dit « Zemagriya (les immergés marocaines en Europe) viennent ici seulement pour faire la fête ». Je lui ai dit « Est-ce que c’est comme ça toutes les nuits ? » il m’a répondu « Oui, mais seulement pendant l’été » et il a ajouté « Les klaxons des voitures que tu as entendues la nuit ne viennent pas seulement des mariages, parfois des "ivrognes" qui rentrent tard la nuit de la plage de Saïdia passent par ici les mains sur les klaxons ». Au moment où j’étais en train d’arranger mes affaires dans le vélo, un autre convoi est passé; le garçon m’a regardé et il a dit « Est-ce qu’ils peuvent faire cela en Europe ?». Ma réponse a été: non, bien sûr. ![]() A quatorze kilomètres de la ville de Nador, j’ai décidé de ne pas aller à cette ville, car je l’ai déjà visitée en plus il n’y avait rien d’intéressant à y voir, mais dans ses régions, oui. C’est pour cette raison que j’avais voulu aller à la plage de Ras El Ma (Cap d'eau), mais malheureusement il n’y avait pas de route goudronnée par la côte méditerranéenne jusqu’à Saïdia (Aujourd’hui, oui). ![]() Sur la route entre Nador et Berkane avec un vendeur d’escargots. Il m’a dit de lui laisser le vélo et de prendre sa place près des escargots. ![]() Cette route je l’ai nommée « la route des escargots » parce qu’il y avait plusieurs vendeurs d’escargots les uns près des autres au bord de la route. Je me suis demandé où est-ce qu’ils ont ramassé toutes ces petites bêtes. Cette Route est plate, pas la moindre difficulté jusqu’à la ville de Berkane. Vraiment, elle faite pour les escargots ! ![]() ![]() A l’entrée de la ville Berkane près d’une cascade artificielle. ![]() Une sculpture au centre de la ville de Berkane à l’honneur de l’orange. ![]() LA ROUTE DE IMJAD ET TISSRARINE DANS LA REGION... LA PLAGE SIDI KAWKI LA MONTÉE D'AMESSITNE les mines de sel. LA PLAGE DE SIDI AHMAD SAIH la plage de sidi kawki la plage d' Azrou la plage de Tafdna les cascades du barrage d'Igouzoulne LES ENFANTS DE SMIMOU OUAD SMIMOU 1 OUED SMIMOU 2 CASCADE IDA OUAZA BARRAGE IGOUZOULONE OUAD SMIMOU 1 OUED SMIMOU 2 CASCADE IDA OUAZA BARRAGE IGOUZOULONE |