Articles de cette pageDe la ville de Taza à la ville Fes 120 Km.De la ville de Taza à la ville Fes 120 Km. De la ville de Taourirt à la ville Taza LE RIF DANS LE NORD DU MAROC De Berkane à Oujda dans l'est du Maroc De la ville de Taza à la ville Fes 120 Km.Ajouté le 24/2/2012
De Taza à Fès en passant par Matmata, Birtam-tam, Ras Tabouda, Sidi Harazem sur une distance de 120 Km. J'ai pris la route vers 7h direction la capitale spirituelle du royaume: Fès, qui se trouvait à 120 km de la ville de Taza dans un paysage bien différent de celui que j'ai traversé entre Oujda et Taza; des arbres dans les champs et au bord de la route, des virages, de petites montées et de petites descentes ce qui m'avait poussé à faire des changements de braquets de temps à l'autre et ça je l'aimais bien. Par contre, la circulation sur cette route était plus élevée que sur les deux premières étapes: Oujda-Taourirt et Taourirt-Taza et ça je ne l'aimais pas du tout, car cette route entre Fès et Taza est un passage préféré des conducteurs d'autocars, de camions et de grands taxis pour aller à Nador et Al-Hoceima. J'ai roulé doucement et chaque fois que j'arrivais dans un village je faisais une pause pour acheter de l'eau minérale et se laver et à la fin de la pause je prenais une bouteille d'eau de robinet et je la versais sur moi; une vraie douche en plein air. Après, je prenais la route sous un soleil d'enfer mouillé de la tête jusqu'aux pieds mais seulement quelques kilomètres après, j'étais entièrement sec comme si j'étais passé sous un séchoir et en réalité c'était vrai, car en plus de la chaleur, il soufflait un vent du sud-est très chaud comme un séchoir. Heureusement, une grande partie de cette étape, il était dans mon dos. Si ç'avait été le contraire, j'aurais eu deux ennemis à affronter: le vent et la chaleur. Cette étape a été la plus dure étape dans le parcours du retour vers Kénitra, pas à cause de la route; elle était dans la majeure partie plate et roulante et pas à cause de la distance; 120 Km seulement mais, à cause de la chaleur; une chaleur d'été étouffante dans cette région du Maroc où la température dépassait le seuil du 40°durant cette saison. Et durant cette étape et comme je l'avais dit avant, je n'ai pas cessé de boire, j'ai bu six bouteilles d'eau minérale de marques différentes: Sidi Ali, Sidi Herzem, Bahia, Ciel… depuis mon départ de Taza jusqu'à mon arrivée à la ville de Fès et après l'arrivée aussi, car à Fès il faisait très chaud même la nuit et si on faisait un petit calcule de CM2 : une bouteille d'un litre et demi multiplie par six ça donne neuf litre (1,5 x 6 = 9). Neuf litres d'eau dans une journée, il faut être un chameau pour boire cela en temps normal. Vraiment c'était un record pour moi. Après le village de Birtam-Tam où j'ai pris mon déjeuner, il y avait une longue descente dans la vallée de Sebou jusqu’au pont sur la rivière qui portait le même nom. Une descente technique et très dangereuse à cause du nombre de véhicules sur ce passage, alors je l'ai fait prudemment; les mains sur les freins. Après le pont et le passage près de la station thermale de Sidi Harazem, il n'y avait que du plat jusqu’à la rentrée de la ville de Fès puis une petite montée pour aller à Fès El Bali (la vieille ville). Chaque fois que j'arrivais dans une ville, la première chose que je faisais, c'était de trouver une chambre dans un hôtel le plus tôt possible pour se laver, laver mes sous-vêtements et se reposer un peu. Mais malheureusement à Fès je n'ai pas trouvé une seule chambre vide. J'ai cherché dans toute la vieille ville, sans résultat. Tous les hôtels étaient pleins. NB: je ne cherchais pas d'hôtels avec des étoiles ou bien de grands palaces, je ne cherchais du luxe non plus, car je n'avais pas les moyens. Mais, je cherchais seulement des hôtels où il y a un lit, un oreiller pour dormir et de l'eau pour se laver, pas plus. À la fin et après plusieurs recherches et dans un hôtel près de Bâb Boujeloud, j'ai parlé un peu avec le propriétaire, il m'a posé des questions sur mon voyage, mes origines, alors j'ai répondu à toutes ses questions et je lui ai dit que ma famille habitait la ville de Kénitra et que moi, je travaillais dans le village de Smimou, province d'Essaouira. Quand il a entendu Smimou, Essaouira, il a eu un très large sourire et il m'a dit qu'il a travaillé dans cette région après l'indépendance comme comptable des forces axillaires et il m'a invité à s'asseoir avec lui dans la salle de réception. J'ai bu un verre thé avec lui et nous avons parlé de la région de Haha: Smimou, Tamanar, Ait Daoud… il était très content de se rappeler ces régions qui n'a pas visitées depuis les années soixante-dix. Et à la fin il m'a dit "je vais t'aider, une chambre va se vider vers 20 h. Est-ce que tu peux attendre?". J'ai dit oui bien sûr, car je savais d'avance que je ne pourrais pas trouver une seule chambre vide dans cette ville que l'on considère parmi les villes les plus touristiques du Royaume et sur ce sujet je lui ai dit "est-ce qu'il y a beaucoup de visiteurs, car tous les hôtels sont pleins". Il m'a répondu "il n'y a pas beaucoup de visiteurs, mais il y a peu d'hôtels à Fès" et il a ajouté " à Essaouira il y a plus d'hôtels qu'ici et Essaouira est une petite ville si on la compare à Fès la deuxième ou bien la troisième ville du Royaume". Je lui ai dit que Fès est une ville impériale et mondialement connue et elle méritait des infrastructures touristiques à la hauteur de sa renommée et en plus les autorités voulaient organiser la coupe du monde (le Maroc a été candidat pour l'organisation de la coupe du monde 2006 et aussi 2010) et ils avaient aussi un projet de 10 millions de touristes à l'horizon de 2010. Il m'a regardé avec un sourire ironique et il a dit "10 millions de touristes ! Il préférable pour ces visiteurs de passer la nuit à l'aéroport, car où moins là-bas, il y a de l'espace ". Je suis tout à fait d'accord avec lui, vraiment il y a un manque considérable dans les infrastructures touristiques au Maroc, par exemple entre Tétaoun et El Jebeha et dans une région extraordinaire sur la côte méditerranéenne qui mérite bien des investissements dans le domaine touristique, je n’avais pas vu un seul "hôtel" et le cas est le même pour d'autres régions du royaume qui sont superbes dans les montagnes du Rif et de l'Atlas, dans le Sud et sur la côte atlantique aussi et je peux situer par exemple Ain Oum Rabia, des sources ignorées dans le moyen atlas, les cascades d'Ouzoude dans la région d'Azilal, elles sont parmi les plus beaux sites du Royaume, mais malheureusement, elles sont marginalisées, la station de ski d'Oukaimeden, l'une des rares stations de sports d'hiver en Afrique mais, pour accéder à ce lieu fabuleux, il faut avoir un hélicoptère, car la route est dans un état lamentable, les plages sauvages de Mirlhfet sur la côte atlantique et d'Oued Law sur la côte méditerranéenne que peu de monde connaît. Dans le sud il y a plusieurs lieux magiques comme les dunes de Merzouga et M'hamid Ghizlane, les gorges de Boumalne Dades et de Tineghir qui sont des lieux vraiment extraordinaires mais, malheureusement avec un manque considérable dans les infrastructures touristiques: routes, transports, hôtels, restaurants, services. NB: la liste est longue mais, je vais m'arrêter à ces lieux seulement. J'ai laissé ma Bmw et mon bagage dans la salle de réception et je suis allé dans une toilette pour se laver et changer mes vêtements puis je suis sorti faire un tour dans la vieille ville qui était pleine de monde. Beaucoup de marocains visitaient Fès en été malgré la chaleur et la plupart d'entre eux se rendaient dans les stations thermales de la région: Sidi Harazem, Moulay Yacoub. Après une visite éclaire dans les ruelles de la vieille ville, je suis allé dans un restaurant à repas rapide, j'ai pris un sandwich et je suis allé dans un café populaire où j'ai demandé un verre de thé avec de la menthe en attendant 20 h. Après 20 h, je suis allé à l'hôtel, j'ai trouvé la chambre que m'avait promise le propriétaire vide mais, dans la terrasse. J'ai monté mes affaires et j'ai laissé ma petite reine dans la salle de réception. Dans la chambre, la seule chose que j'avais faite, c'était de régler l'alarme de mon portable sur 6h du matin et je me suis tombé KO sur le lit en laissant la porte et la fenêtre ouvertes pour aérer la chambre qui était chaude comme un Hammam. A quelques kilomètres de la ville de Fès et pr Tags : dlalha bousselham moulay velo voyage ecole eleves abdeddaim sidibouski smimou essaouira ma kenitra De la ville de Taza à la ville Fes 120 Km.Ajouté le 24/11/2011
De la ville de Taourirt à la ville TazaAjouté le 25/7/2011 ************************** De la ville de Taourirt à la ville de Taza en passant par Guercifsur une distance de 115 Km. J'ai quitté la ville de Taourirt vers 7h, après avoir pris mon petit-déjeuner dans un petit café, direction la ville de Taza. Au début, la route entre ces deux villes était plate et le paysage était désertique jusqu'à la ville de Guercif qui se trouvait à 64 km de la ville de Taza. A Guercif, j'ai fait une longue pause pour manger, s'approvisionner et se reposer. Après la pause, j'ai pris la route doucement cette fois, le paysage a changé avec un peu de verdure des arbres (des oliviers) au bord de la route et dans les champs. A 30 Km de la ville de Taza et dans un grand espace de repos pour les vacanciers il y avait un café-restaurant et une grande place des jeux pour les enfants, alors j'ai décidé de faire une deuxième pause, j'ai pris une limonade et un paquet de biscuits et je me suis allongé sur une chaise pour contempler le paysage de cette région: un paysage désertique et lunaire. Après cet espace de repos, j’ai rencontré la seule difficulté de cette étape; c’était le col de Rejem-Zhazha: un petit col de 579m. Après ce col, j'ai roulé dans le faux plat descendant jusqu'à la rentrée de la ville de Taza. Après la rentrée, il y avait une petite montée pour aller à la nouvelle ville et une autre pour aller à l'ancienne ville, car à Taza l'ancienne ville est loin de la nouvelle ville (1,5 Km par la route et 500m à pied) et ce n'est pas le cas comme les autres villes du Maroc ou l'ancienne ville se trouvait au centre entourait par la nouvelle ville. Dans la nouvelle ville près du bureau de la CTM (compagnie du transport au Maroc), j'ai pris une chambre dans un hôtel au prix de 40 Dh la nuit. La chambre a été très propre, mais malheureusement à mon arrivée il y avait une coupure d'eau potable dans toute la ville. J'ai parlé avec la propriétaire de cette coupure, elle m'a dit " ici, c'est toujours comme ça durant les mois d'été. Parfois ils coupent l'eau le matin, parfois c'est l'après-midi et parfois c'est toute la journée". Je lui ai dit que je voulais prendre une douche et laver mes sous-vêtements, elle m'a répondu " pour te laver toi-même je vais te dépanner par un sceau d'eau. Pour tes vêtements, il faut les laisser jusqu'à la nuit". J'ai pris le sceau d'eau sans ajouter un seul mot et je suis allé dans les toilettes. Après avoir fermé l'oeil un peu et repris un peu de force, je suis sorti pour faire un tour dans la ville. Au début j'ai visité la nouvelle ville, puis je suis monté vers l'ancienne, car elle se trouvait dans un étage plus élevé avec une longue muraille qui l'avait protégé hier des envahisseurs et aujourd'hui de cette civilisation sauvage. Durant mes voyages à vélo au Maroc, j'ai visité plusieurs villes et il y a des villes où j'ai encore de bons souvenirs et il y en a d'autres, non. Et parmi les villes que j'avais admirées, c'était La ville de Taza ou bien les deux villes de Taza; la nouvelle et l'ancienne. Elles sont très jolies et très propres avec une population modeste et accueillante. Une pause dans un café au bord de la route à 30 km de la ville de Taza. La ville de Taza, véritable porte entre le Maroc occidental et le Maroc oriental. Cette ville est entourée de montagnes; au nord le Rif, au sud le moyen Atlas. ![]() Près d'une fontaine dans la vieille ville. Vraiment, c'est une charmante ville; très jolie et très propre aussi avec une population très modeste. Dans la vieille ville avec une belle vue sur la nouvelle ville et les environs. La vieille ville, encore ceinte de ces remparts, occupe la terrasse supérieure; la ville moderne, à l'écart, fondée en 1920, s'étale sur la terrasse inférieure. L'après-midi, les habitants de la nouvelle ville montaient vers la vieille ville et comme toutes les villes marocaines, c'est dans l'ancienne cité qu'il y a de l'animation.
Connaissez-vous la côte du Rif? Non? Normal, en France, les tour-opérateurs ignorent superbement ces 500 kilomètres de côtes splendides, bordées par la Méditerranée et qui s'étendent, dans le nord du Maroc, entre Tanger et l'Algérie. De Tétouan, notre route vers l'est sera donc solitaire et longera, sur 130 kilomètres, plages désertes et criques secrètes, gorges et falaises jusqu'à El-Jebha, le terme de notre voyage, où la route quitte les rivages pour s'enfoncer dans la montagne vers Ketama. Peu nombreux sont les visiteurs à s'aventurer en terre rhomara. A l'ombre des sommets du Rif, mer et montagne se confondent pour donner naissance à une côte sauvage, escarpée et superbe. Pourtant, personne ne vous incitera à vous aventurer dans cette direction. Ni les guides, tout occupés à résumer les beautés du Rif à la seule ville de Chechaouen, là-haut dans la montagne, et pour qui le bord de mer demeure terra incognita, ni les habitants d'Oued Laou, l'une des seules bourgades de la côte, qui vous montreront d'une main résignée le meilleur moyen de rejoindre ces mêmes sentiers occupés par des caravanes de touristes. Non pas qu'on ne veuille pas de vous, mais, là-bas, «il n'y a rien à voir». Oualou («rien»). Et pourtant… Oualou, cela veut dire pas d'hôtel, pas de cartes postales et pas de marchand de tapis. Voilà qui soulagera le portefeuille. Les sens, en revanche, seront plus sollicités qu'à l'accoutumée. Au point de se demander par quel miracle la côte des Rhomara a été épargnée… Le Rif marocain est la région la plus isolée du pourtour méditerranéen. Le désenclavement des provinces du Nord est désormais un objectif prioritaire du roi Mohammed VI, mais, pour l'instant, les aides de l'Etat ne profitent qu'aux rives du détroit de Gibraltar. Là-bas, vers Tanger, le développement économique défigure le littoral: les bétonneuses sont déjà à l'œuvre. En attendant qu'elles atteignent les Rhomara, prendre à gauche le long de la côte, c'est encore un peu partir à l'aventure. Pour aller à Oued Laou, il faut quitter tout d'abord Tétouan par la route côtière. La bande goudronnée se rétrécit et annonce rapidement la couleur: les amortisseurs de la voiture seront mis à rude épreuve. Du cap Mazari, la vue est imprenable. A l'ouest, le djebel Moussa, Cabo Negro et la presqu'île de Ceuta se chevauchent à l'horizon. Derrière, on devine même le rocher de Gibraltar, perdu dans la brume. Là-bas, c'est le détroit. Ici, commence vraiment la mer Méditerranée. Comme pour mieux nous en convaincre, la terre, rouge, s'est donné des airs de maquis corse: le chant des cigales couvre presque le bruit des grands taxis. On les entend venir de loin, serpentant entre les forêts de pins, rétrogradant péniblement dans les virages en épingle. Ici, la montagne se jette dans la mer et la route épouse les accidents de la nature. Elle dévale des pentes vertigineuses, remonte l'embouchure des oueds, fait volte-face à l'entrée de canyons profonds, tergiverse tant et si bien qu'il devient inutile de compter les kilomètres. En bas, au fond des calanques, se cachent des plages de sable noir. Pour y aller? Au mieux, un petit sentier escarpé. Mais, à l'arrivée, la baignade est à la mesure de l'effort: mer d'huile, eau limpide et plage déserte… Avec ses riches villas alignées le long de la plage, la petite station balnéaire d'Oued Laou ne vit que l'été. En revanche, à quelques kilomètres, Beni Said se réveille chaque semaine. C'est à croire que toute la montagne s'est donné rendez-vous au souk du samedi: un océan de chapeaux de paille, arrivés à cheval, à pied, à bord de bus fatigués ou de grands taxis surchargés. Les femmes se sont enveloppées dans leur plus beau mindel, la couverture traditionnelle rouge et blanc. Des hommes endimanchés sirotent leur thé à l'ombre des eucalyptus. Mais il faut reprendre la route. Le paysage devient plus aride. Au détour d'un virage, quelques paillotes font office de restaurant. Au menu, des sardines grillées, passées directement du filet au barbecue. Sous les cannisses, trois gamins jouent au baby-foot. Bienvenue à Targha. A l'ombre des ruines du fort portugais s'étend une longue bande de sable. La plage serait déserte si un jeune soldat ne la gardait pas. Contre quoi? «Le trafic…» Réponse évasive qui n'ose avouer l'envers du décor. Lequel ne tardera pas à se dévoiler sans ambages. Car après Targha, impossible d'échapper aux champs de cannabis qui dévalent jusqu'à la mer. Vous pouvez admirer la luxuriance inattendue du paysage, mais ne vous en approchez surtout pas. Au rayon dégustation, on ne saurait trop vous conseiller d'opter pour un sage et traditionnel thé à la menthe sur la plage de Bou Ahmed. Ici, le vent d'est, le chergui, a dû un jour arrêter les horloges. Trois barques bleues sont alignées sur le sable… Au fur et à mesure que l'on avance vers l'est, la route dévoile de nouvelles baies, enjambe des caps toujours plus hauts. Sur le bas-côté, des enfants aux yeux clairs gardent un troupeau de chèvres alpinistes. Aux points culminants, la vue se multiplie, des dizaines de fois. Ocre, grise, rose, selon l'humeur et le soleil, la côte se pare de ses plus beaux atours. El-Jebha se voit de loin. Le petit port de pêche s'est niché à l'ombre d'une montagne blanche. Ici, les journées se vivent au rythme des sorties en mer. La nuit, des lumières vacillent au large. On pêche à la lanterne: les poissons se précipitent vers la lumière, il ne reste plus qu'à les cueillir. En échange de quelques dirhams, Mokhtar se fera un plaisir de transformer sa barque en vedette touristique. L'esquif quitte le port et contourne la pointe des Pêcheurs, percée de grottes. Plus loin, la mer a sculpté un cirque naturel dans le calcaire. Aujourd'hui, un voilier est au mouillage dans la lagune. Sur le chemin du retour, un banc de dauphins improvise une parade inoubliable, comme s'il voulait nous persuader de l'inestimable rareté de ce rivage. A El-Jebha, après avoir hésité pendant 130 kilomètres, la route quitte la mer et remonte vers les crêtes. Une piste de terre rouge invite les vrais aventuriers à poursuivre le voyage. Plus loin, les plages sont-elles encore plus désertes, les criques plus sauvages? Le Rif n'a pas encore livré tous ses secrets. Tags : maroc voyage velo abdeddaim sidibouskri smimou oujda berkane Catégorie : LE RIF | Commentaires (0) | Ecrire un commentaire |De Berkane à Oujda dans l'est du MarocAjouté le 11/6/2011 ![]() Après une heure de pédalage dans une région plate où la route passait entre des dizaines de fermes, je suis arrivé à Saïda qui se trouvait à quelques mètres seulement de l’Algérie. La plage de Saïda est l'une des plages les plus célèbres du Maroc. C'est la perle bleue de la Méditerranée comme on la nommait ici, mais malheureusement à mon arrivée je l'ai trouvée trop sale; beaucoup d'ordures dans les rues et sur la plage aussi. Quelle honte pour le tourisme dans cette région qui est l'une des régions les plus appréciées par beaucoup de marocains et cette plage est la seule pour toute la région de l'est du Royaume. Des milliers de personnes venaient ici chaque été des régions de Berkane, Oujda, Ahfir, Jerada... et de Nador aussi sans s'oublier bien sûr les émigrés marocains qui sont d'origine Rifain ou bien de Chark (l'est) du Maroc et qui venaient eux aussi par des milliers pendant les vacances estivales. Vers 8h30min, j’ai pris la route direction Oujda en passant par Ahfir. La route entre la plage de Saïda et la petite ville d’Ahfir est plate et elle longeait de près de la frontière algéro-marocaine. A Ahfir j’ai fait une longue pause dans un café puis j’ai pris la route. Après quelques kilomètres de ma sortie de la ville d’Ahfir, j’ai rencontré la seule difficulté de cette étape; c’était le col de Guerbouss: un petit col de 539m. Un col de quatrième catégorie comme on classait ce genre de montée dans le tour de France. J’ai passé ce col doucement et ce n’est rien à voir avec les cols de Rif qui sont de la première catégorie et que j’avais franchis sous un soleil de plomb avec une grande peine. Après le col de Guerbouss, j’ai roulé doucement sur une route large et plate jusqu’à la ville d’Oujda. A l’entrée de la ville, un Monsieur qui était sur une bicyclette avec un panier de légumes sur le porte-bagage et un sac de plastique plein de pains accroché au guidon, est venu près de moi et il m’a salué, je l’ai salué moi aussi et il m’a posé des questions sur ma ville d’origine, sur mon voyage et mon itinéraire depuis le départ; j’ai répondu à toutes ses questions en pédalant tous les deux sur le boulevard Mohammed Derfoufi jusqu’à la Mosquée Omar ibn Abbdelaziz. En arrivant près de la Mosquée, il m’a aidé à prendre des photos près des pigeons qui étaient sur une grande place, puis je lui ai demandé l’adresse d’un hôtel propre et moins cher, alors il m’a dit « ici il y a beaucoup d’hôtels très jolis et avec un prix très bas » et il a ajouté « après la fermeture des frontières le prix d’une nuit dans les hôtels ici a connu une chute libre » et il m’a proposé d’aller voir un, pas loin de la Mosquée Omar ibn Abbdelaziz. Nous sommes allés ensemble jusqu'à l’hôtel et il a dit au réceptionniste « thla fi had elrajl » traduction : prend soin de ce monsieur. Après avoir pris la clé de la chambre, je suis resté un peu de temps avec mon compagnon près de la porte de l’hôtel, nous avons parlé encore du vélo et du sport en général, car mon compagnon était lui aussi un amateur du vélo, à la fin il m’a salué et il m’a dit « Si tu restes demain à Oujda je t’inviterai à passer chez moi », je lui ai dit « merci pour l’invitation, mais demain matin je prendrai la route en autocar » sur ce point il m’a conseillé de ne pas le faire et de faire le retour à vélo et il a ajouté « si tu ne le fais pas, tu le regretteras ». A cette occasion je lui dis merci pour son aide et pour le conseil, car sans son conseil et ses encouragements, je n’aurais pas fait le retour à vélo ça c’est sûr. Dans une superbe chambre, j’ai arrangé mes affaires et j’ai pris une douche. La chambre a été très propre et très jolie avec une armoire et un grand miroir. Le matelas et les couvertures étaient très propres et de bonnes qualités (Richebond yassalam !) et le prix de cette chambre était de 30 Dh la nuit seulement avec une douche gratuite. Vraiment c’est incroyable. Chaque fois que je passais dans un hôtel, j’avais toujours des discussions avec les responsables de l’hôtel et parfois avec des clients. Cette fois à Oujda, j’ai beaucoup parlé avec le réceptionniste sur la ville d’Oujda et ces régions et il m’a dit « Oujda avant la fermeture de la frontière a été très prospère avec beaucoup de monde qui venaient ici du Maroc et de l’Algérie pour le commerce ou bien pour le tourisme. Le prix d’une chambre dans un hôtel comme ce lui-là se négocie entre 150 et 200 Dh la nuit. Après les attentats de 1994 et la fermeture des frontières, la ville tout entière est entrée dans une léthargie et plusieurs propriétaires d’hôtels ont mis la clé sous la porte » L’après-midi, j’ai visité le parc de Lala Aicha; c’est un grand espace avec un jardin, un grand café et une piscine, malheureusement il n’y avait pas d’eau dans la piscine à cause de la sécheresse qui a frappé l’est du Maroc cette année-là, ce qui a poussé les responsables de la ville à fermer le « robinet » et à laisser les enfants de la ville se nageaient dans le « vide ». Après la visite du parc, je suis allé à la vieille ville où j’ai fait une visite dans ses ruelles qui étaient pleines de marchandises de contrebande: des dizaines de variétés de cashers, yaourts, fromages, biscuits, boites de conserves, jus de fruits… J’ai laissé toutes ces produits made in … qui n’ont pas d’origine ni de nationalité ni de date pour aller manger un plat made in Oujda, c’est Karntikat (un mélange de la farine de pois chiche avec des ouefs et du beurre, c’est ça que m’avait dit un vendeur). Ce plat est très célèbre dans cette région du Maroc et très apprécié par les oujdis et pour manger ce plat tu n’as pas besoin de faire une longue recherche; des dizaines de marchands ambulants se trouvaient dans la vieille ville, alors j’ai pris un morceau et je suis allé dans un café populaire pour prendre un verre de thé avec de la menthe et cela a été mon casse-croûte et mon diner aussi. Karntikat made in Oujda. La soirée je l’ai passée sur la grande place près de la Mosquée d’Omar ibn Abbdelaziz, je ne me rappelle pas bien du nom de cette place, je pense que c’était la place de l’unité africaine. Cette place a été très remplie de monde avec beaucoup d’animation. Après avoir fait la dernière prière de la journée (El Aichaâ) dans la Mosquée d'Omar ibn Abbdelaziz l'une des plus grandes mosquées de la ville, je suis monté dans ma chambre, pas pour dormir, mais pour se décider sur le moyen de transport à prendre pour faire le retour à la maison: par l'autocar ou bien par ma Bmw. Et faire aussi un arrêt-bilan de ces onze jours à vélo dans le Nord du Maroc. Après avoir bien réfléchi et bien étudié l’itinéraire entre la ville d’Oujda et la ville de Kénitra en passant par Taza, Fez et Sidi Kacem, j’ai décidé de faire le retour à vélo en cinq étapes sur une distance de 520km et ça était un défi à relever pas plus, car je savais d’avance qu’il n’y avait rien d’intéressant à voir sur cette route que j’avais déjà faite en train et en autocar aussi. NB: La route ferroviaire longe de près la route Nationale. L’arrivée à la plage de Saïdia, l’une des plus célèbres stations balnéaires sur la côte méditerranéenne marocaine. L’arrivée à la ville d’Oujda, la capitale de l’orientale marocaine et l’une des plus grandes villes du Royaume. Le matin sur cette place près de la mosquée Omar ibn Abbdelaziz, il y avait peu de monde et peu de pigeons aussi. La soirée, il y avait beaucoup de monde et beaucoup de pigeons aussi. Avec le temps les pigeons ont appris à régler bien leurs "montres" sur l’heure de manger. Après la fermeture des frontières entre le Maroc et l’Algérie 1994, plusieurs hôtels ont été obligés de fermer et un peu seulement ont pu résister à cette catastrophe "politique" entre deux pays "frères". Horloge de la communauté urbaine d'Oujda près de la Mosquée Omar ibn Abbdelaziz. Cette photo, je l’ai prise de la terrasse de l’hôtel. Faire un voyage à vélo, c’est superbe. Le faire à cheval, il serait extraordinaire. Plusieurs personnes se précipitaient pour prendre une photo avec cette monture de légende. Le cheval est l’un des animaux les plus admirés par les marocains. Si les frontières étaient ouvertes, j'aurais fait un petit tour en Algérie. Tags : smimou sidibouskri abdeddaim velo voyage maroc oujda berkane Catégorie : Oujda | Commentaires (0) | Ecrire un commentaire | |